Découvrir L’Etang de Berre


L’Etang de Berre : qui es-tu ?

L’Etang de Berre, situé dans les Bouches du Rhône, est une des plus grandes lagunes méditerranéenne profonde d’Europe (15500 hectares) ; il communique avec la mer Méditerranée au niveau de Martigues par l’étroit Canal de Caronte. Il est pour l’homme depuis l’Antiquité source de vie et de richesse, lieu de détente, espace de circulation, facteur de développement. Les 10 communes riveraines, les 57 communes dont les eaux se déversent dans l’Etang ont de tous temps vécu en lien avec cette immense ressource naturelle. Il est composé de trois masses d’eau distinctes que sont le Grand Etang, l’étang de Vaïne et l’étang de Bolmon.

L’Etang en quelques chiffres et données :

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La vie animale et végétale :


L’écosystème de référence :

Entre 1925, date de l’ouverture du Tunnel du Rove, et 1965 année précédant la mise en service de la centrale hydroélectrique de Saint-Chamas, les caractéristiques du milieu dans les eaux de l’étang de Berre présentent les conditions de vie indispensables pour une lagune méditerranéenne profonde équilibrée.

La salinité est alors globalement homogène comprise entre 24 et 32 (soit 24 à 32 grammes de sel par kg). Les fonds de l’étang de Berre abritent une vie animale et végétale florissante avec d’importantes zones de moulières et des prairies de zostères (herbe marine)sur une surface d’environ 6000 hectares.

Les poissons abondent, l’eau est transparente et bénéficie d’une bonne oxygénation. Ses éléments nutritifs témoignent de sa bonne qualité. Oursins, moules, palourdes, muges, loups, daurades et anguilles régalent les riverains. On y trouve aussi en grand nombre des hippocampes attestant de la bonne qualité de l’eau ; ils sont aujourd’hui disparus mais adoptés en symbole par l’Association de Sauvegarde de l’Etang de Berre.

Après 50 années agressives pour l’étang :

Aujourd’hui, les hommes ont dégradé ces richesses naturelles de l’étang au profit d’activités économiques sans doute nécessaires mais insuffisamment pensées pour préserver ce site remarquable.

Les bouleversements du milieu ne permettent la vie qu’à quelques rares espèces capables de supporter les grandes variations de salinité, tant en eau de surface qu’en eau de fond. Lorsque la salinité s’accroit (par exemple quand la centrale EDF connait une très faible activité), il est rassurant de constater qu’en peu de temps des espèces marines réapparaissent dans l’étang.

La différence de salinité entrave les échanges gazeux et conduit à des crises d’eutrophisation (prolifération des algues en surface, sédimentation de leur décomposition sur les fonds et appauvrissement en oxygène)

L’envasement de l’étang, visible par tous, concentre sédiments riches en carbone organique et en sels nutritifs accumulant les polluants Sur les rives de l’étang, la végétation a également été modifiée mais il subsiste de belles forêts de pins, des sansouïres(surfaces régulièrement inondées par des eaux salées), des marais d’eau douce. Près de l’embouchure de la Touloubre, en « Petite Camargue », l’endiguement de certaines rives a permis le développement de roselières (espaces couverts de roseaux) et la venue de cygnes, canards, flamants. De nombreux oiseaux migrateurs ou nicheurs y sont accueillis.

On en a recensé plusieurs centaines d’espèces différentes.

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Les plaisirs de l’eau, et de ses rivages :

Aujourd’hui, la qualité de l’eau de l’étang autorise tous les loisirs nautiques qui se sont développés en de nombreux sites du rivage. La baignade s’y pratique sur une quinzaine de plages aménagées dont la bonne qualité des eaux est régulièrement validée.

Huit d’entre elles sont surveillées, l’eau y est régulièrement contrôlée par deux organismes différents : ARS (Agence Régionale de la Santé) et le GIPREB dans deux laboratoires distincts. En 2013, toutes les plages ont reçu le label « Démarche-Qualité des eaux de baignade », qui est reconduit chaque année. D’autres loisirs de proximité sont déjà recherchés et se développeront avec la réhabilitation attendue de l’étang : la randonnée, le cyclisme, la pêche de loisir, la chasse,…..

Un étang réhabilité :

Outre le tourisme, le nautisme et les loisirs de proximité, autour d’un étang réhabilité, la pêche professionnelle pourrait se réinstaller en s’adaptant à son époque dans le respect de l’équilibre retrouvé. Les changements de qualité de vie, l’image restaurée de l’étang seraient des vecteurs essentiels de la cohésion sociale.