Les engagements actuels de l’ASEB :


Aujourd’hui l’ASEB poursuit inlassablement ses efforts pour la réhabilitation de l’étang. La lutte contre les apports en limon et eau douce reste le moteur principal qui fédère les énergies des adhérents.

 

Deux projets principaux nous mobilisent :

 

la courantologie : reprise d’une circulation d’eau de mer dans le Tunnel du Rove

Il ne s’agit pas de rétablir une voie de navigation, mais plutôt de rétablir par pompage, une circulation de l’eau de mer depuis la rade de Marseille vers l’étang sans retour possible vers la mer. Dans un premier temps, conduite à titre expérimental pour une durée de 3 ans et sur un volume modeste (de 1 à 20 m3 par seconde), cette réalisation doit permettre d’étudier concrètement son impactsur le fonctionnement des écosystèmes aquatiques, une meilleure oxygénation et une augmentation de la salinité.Et d’espérer aussi un avenir meilleur pour les usages de pêche, lesloisirs nautiques …

Ce projet est déjà retenu et figure au Contrat d’Etang. Budgets et maître d’œuvre sont actés. Mais des lenteurs administratives retardent encore la phase finale des études et de la mise en chantier.

Voir aussi : RÉOUVERTURE DU TUNNEL DU ROVE : QUI FAIT QUOI ?

la dérivation : retour à la mer des eaux et des limons déviés de la Durance sans passer par l’Etang de Berre

Le rejet des limons et de l’eau douce dans l’étang le ronge d’un mal fatal. La dérivation est un projet ambitieux qui pourrait sauver l’étang. Les eaux de la Durance seraient acheminées, en grande partie par voie souterraine jusqu’au Rhône, restituant ainsi à son milieu d’origine les eaux détournées par l’aménagement hydroélectrique initial.

Ce projet présente de nombreux avantages d’abord et surtout pour l’étang, mais également pour EDF qui pourrait connaître une production accrue au lieu des restrictions qui contraignent actuellement l’exploitation.

Les gigantesques travaux qui seraient engagés apporteraient une activité économique profitable à un grand nombre d’emplois. Les réflexions actuelles sur cette solution montrent que son financement important peut raisonnablement s’envisager : des équilibres sont possibles entre les emprunts.nécessaires et les bénéfices attendus.

Voir aussi : LES CONCLUSIONS DE L'ÉTUDE DE DÉRIVATION